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  • Chapitre 3 Oeil

    Chapitre 3


    • Mais qu'est ce qu'il fait!!

    • Ça me semble évident pourtant .

    Yulia jeta un regard perplexe à Leiko et regarda encore une fois la scène qui se déroulait sous ses yeux à une dizaine de mètres d'elle.

    Hidekazu étais assis sur un banc en grande conversation avec une lycéenne aux longs cheveux noirs. Celle ci passait son temps à serrer contre elle son sac de cours et à tirer sur sa jupe.

    Yulia vis Hidekazu passait une énième fois sa main sur la joue de la jeune fille.

    Yulia se tourna vers Leiko et soupira.

    • Je n'aurais jamais dû le croire quand il a dit que je participerait à l'enquête.

    Leiko ne lui répondant pas, elle s'amusa à jeter des cailloux dans une fontaine non loin d'elle.

    Elle commençait à s'ennuyer ferme quand Leiko referma son précieux livre et se releva.

    Yulia se tourna et vit que la fille était parti en laissant Hidekazu seul. Celui ci se leva du banc et s'avança vers elles.

    • Alors? Demanda Yulia quand il fut assez près pour l'entendre.

    • C'est la cliente du jour. Son affaire est plutôt complexe.

    Il se tut et plongea sa main gauche dans la manche droite son kimono, il en retira un petit magnétophone qu'il éteignit. Yulia le regarda perplexe. Il surpris son regard et eu un sourire en coin.

    • Elle ne voulait pas que je prenne des notes, il a bien fallut improviser.

    • Et que dit elle?

    Il remit le magnéto au début et le mit en route, Yulia devait tendre l'oreille car les voix étaient légèrement étouffés.

    Elle eut un hoquet de surprise en entendant une des phrases de la lycéenne.

    • Attend !! C'est vrai ce qu'elle dit?!

    • Elle était assez effrayait, j'ai eu beaucoup de mal à la contenir.

    • C'est pour ça que tu lui caressait la joue? Demanda Leiko.

    Hidekazu prit un air offusqué et éteignit le magnéto.

    • Bien sur!! je ne la draguait pas!! Je suis plus vieux qu'elle!!

    • Hide, tu n'as que 20 ans, il n'y a pas une très grande différence et quand vous aurez fini de vous disputer on pourra peut-être revenir à notre affaire. En plus il commence à faire sombre.

    Leiko leva les yeux aux ciel et approuva Yulia.

    • En plus Kinshige va s'inquiéter.

    Elles commencèrent à s'en aller quand Hidekazu les arrêta d'un geste.

    • Attendez !! Je viens avec vous!!

    • Hide tu commences à me faire peur!! tu fais une fugue ou quoi?!

    • C'est pas drôle. Non je ne veux pas rentrer maintenant, en plus on fait équipe pas vrai?

    • Ok pour l'instant, juste pour cette affaire, Yulia ouvrit sa portière , mais je te préviens tu dormiras sur le divan.

    Ils arrivèrent à Yuubae 1 heure plus tard, il était presque 21h.

    Yulia découvrit Kinshige en train de jouer aux petites voitures dans son bureau.

    • Va jouer ailleurs Kinshige, tu sais très bien que je ne veux pas de jouets dans mon bureau, ça fait désordre.

    Il l'ignora et serra sa sœur contre lui.

    Hidekazu prit un des fauteuils installés devant le bureau de Yulia et retira ses sandales.

    • C'est joli chez toi, fit il en jetant des coups d'œil autour de lui.

    • Heureuse que ça te plaise mais je me fiche complètement de tes opinions.

    Elle retira ses lunettes et se frotta les yeux, son Œil de Vampire brilla dans la pénombre.

    Hidekazu la regarda mal à l'aise.

    • Qu'est ce qu'il y a ?

    • Je ne suis pas habitué à voir un être humain avec une pupille fendu c'est tout.

    • Et bien, si cette fille dit vrai tu ne vas pas tarder à en voir un autre.

    Elle posa un calepin devant elle et suçota son stylo, Hidekazu ressortit son magnéto et ils le réécoutèrent. Quand ils eurent fini d'écouter la bande, Yulia lu à haute voix les points importants.

    • Donc notre cliente s'appelle Ran Sakurairo, 16 ans et elle est lycéenne au lycée Konan. Et depuis la rentrée scolaire, il se passe des meurtres inexpliqués dans ledit lycée.

    • Oui, si on doit la croire sur parole, il y a eu au moins 4 meurtres:

      - Ayako Tawara, 16 ans, club de la cérémonie du thé

      - Jiro Tama, 17 ans, club de foot

      - Iwa Komeda, 32ans, professeur d'histoire

      - Maemi Michikusa, 53 ans, cuisinière en chef de l'école.

    • 3 filles et 1 garçon. Sexe différent, age différent et occupation différente. Le tueur ne suis aucun schéma classique. La prochaine victime peut être n'importe qui.

    • La police n'a aucune piste.

    • Et elle n'en aura aucune... le commun des mortels n'est pas au courant à propos de de ceci.

    Elle pointa son doigt vers son Œil de Vampire.

    • Et tu sais très bien que tous ceux qui ont subis la Possession veulent que ça rester ainsi.

    • Je suis d'accord. Mais regarde comment sont mortes les victimes « exsangulation »... Ça ne peut-être qu'un Œil de Vampire, il s'interrompit et la regarda.

    • C'est impossible, je suis la seule qui possède un Œil de Vampire de tout le Japon. Je le sais vu le nombre de paperasses que j'ai dû remplir avant de pouvoir mettre un seul orteil dans ce pays. Et mes chers parents sont toujours en France, alors...

    • Donc nous allons devoir vérifier tout ceci par nous même.

    • Oui, c'est la seule solution.

     

     

  • Traduction

    Traduction des mots japonais pour l'histoire Edo:


    Le Kamishimo: est un vêtement traditionnel et cérémonial porté par les samouraïs japonais partir de l'époque Kamakura jusqu'à l'époque Edo.

    Gaijin: étranger

    Ônsen: Source d'eau chaude

    Akuma: démon / diable / Satan / mauvais esprit

    In'ki: sombre / obscure / mélancolique

    Shinaï: sabre

    In'ki no Shinaï: Le sabre de l'obscurité

  • Chapitre 3 Edo

    Chapitre 3


    Ils partirent tôt, le soleil se levait à peine. Tomoya le regardait les yeux plissaient. Il était étonné par les couleurs orange et rose qui se déployaient à l'horizon.

    Ils dépassèrent quelques fermes abandonnés, certaines avaient été brulés. Ils arrivèrent bientôt sur une large route bordé de champs.

    Quelque fois ils croisés des mendiants qui tendaient la main vers eux mais qui s'écartaient bien vite en voyant Ro-Kun.

    Tous les soirs, ils s'arrêtaient dans un lieu reculé loin de toutes habitations et repartaient le matin. Tomoya qui ne savait pas compté ne sus pas combien de jours étaient passé avant que Ro-Kun, ne s'engage dans une immense ville. Tomoya ne savait pas où regarder. Il y avait tellement de magasins, de bâtiments,... Et ils s'enfonçaient de plus en plus profondément dans les rues.

    • Où sommes nous?

    • A Hiroshima. Nous allons chez mon Maître.

    Ils arrivèrent bientôt devant un immense portail. Ro-Kun sauta du cheval poussa une des portes et tira par la bride le cheval.

    La maison que Tomoya découvrit le laissa émerveillé. Elle ressemblait à un palais. La façade était caché par de grands cerisiers en fleurs.

    Ro-Kun le fit descendre du cheval. Il resta là au milieu du chemin subjugué.

    La porte d'entrée s'ouvrit avec fracas et une femme habillait d'un long kimono descendit l'escalier les bras grand ouvert. Elle les referma autour de Ro-Kun et l'embrassa sur les joues avec frénésie. Tomoya fut étonné qu'une dame qui semblait si élégante et appartenant certainement à la haute société fit si peu de manières et que surtout elle n'eut pas peur de l'aspect de Ro-Kun.

    • Ro An, tu es enfin rentrer!!!

    • Etsuko Sama!

    Ro An la serra contre son coeur. Puis elle la tint du bout des bras pour admirer son kimono.

    • Comment va Sei Sama?

    • Il va très bien. Il est au fond dans le jardin. Je t'ai vu depuis le salon.

    Etsuko regarda au dessus de l'épaule de Ro An.

    • Mais, tu as un nouveau compagnon?

    Ro An s'écarta d'elle et fit signe à Tomoya d'approcher.

    • Il s'appelle Tomoya, je l'ai trouvé dans un village à l'ouest.

    • Et bien bonjour Tomoya, je suis la Maîtresse de cette maison. Tu peux me considérer comme la mère de Ro An.

    Tomoya baissa la tête en guise de salut.

    • Il est timide, expliqua Ro An, c'est la première fois qu'il voit une aussi belle maison.

    • Je vais dire aux servantes de préparer vos chambres.

    • Et bien, je vais aller saluer Sei Sama.

    Etsuko rentra dans la maison tandis que Ro An et Tomoya firent le tour de la maison.

    Quand ils arrivèrent de l'autre côté Tomoya fut étonné de voir un lac avec un long ponton élégant. Au bout du ponton, était construit une petite maison couverte de fleurs. Un endroit enchanteur.

    Ils allaient montés sur le ponton quand Ro An baissa la tête. Tomoya ouvrit grand les yeux pour regarder l'homme qui se tenait devant eux. Il était très grand, ses cheveux maintenu en tresse était gris et son visage sérieux était couvert de quelques cicatrices. Il garda cet aspect respectueux quelques instants avant de se mettre à sourire.

    • Ro An. Je suis si heureux de te voir.

    Il posa une main sur l'épaule de Ro An et serra fort. C'était son geste de bienvenue, qu'il ne réservait qu'aux êtres chers.

    Ro An détacha son sabre et le tint de travers sur la paume de ces deux mains.

    • Sensei, je vous rends In'ki no Shinai.

    • Il t'as bien servi?

    • Il m'a servi sans faillir.

    Il le lui prit et le coinça dans sa ceinture.

    Ro An se releva. D'un geste de la main, il lui désigna la petite maison.

    • Allons boire un thé.

    Tomoya s'asseya au bord du ponton, laissant pendre ses jambes. Il vit de gros poissons rouges sous la surfaces.

    • Ne tombes pas dedans, petit. L'eau est profonde.

    • Il s'appelle Tomoya.

    • C'est un jolie nom.

    Une jeune servante leur servit le thé et s'écarta. Elle lançait des regards apeurés en direction de Ro An. Le maître le remarqua.

    • Chisato, tu peux retourner en cuisine.

    La jeune fille s'inclina et s'éloigna à grands pas.

    Ro An joua avec sa tasse, faisant tourner le thé.

    • Vous n'avez entendu aucune rumeur? Fini t'elle par demandait.

    • Pas depuis 6 mois.

    • Au cours de ce voyage je n'ai eu aucun indice.

    Il posa sa tasse en entendant ces paroles chargés de tristesse.

    • Des fois je me dis, que tout cela n'est qu'un rêve.

    • Ro An. Depuis quand es tu ici?

    • J'ai 21 ans. Cela va faire 5 ans.

    • Tu n'as pas encore fouiller tout le Japon.

    • Non, je n'ai pas encore fait les iles. Mais ça devient de plus en plus difficile avec la loi sur les étrangers.

    • Tant que tu es ainsi. Ils ne sauront pas.

    Le maitre soupira.

    • Je dois avouer une faute. Depuis toutes ces années je souhaite que tu reste avec nous.

    • Ce n'est pas une faute. Ce n'est qu'un souhait.

    • Akuma ne dirait pas la même chose.

    Ro An sursauta en entendant ce nom.

    • Il me dit sans cesse que les souhaits influences l'avenir des gens.

    • Je ne le savait pas aussi sage, fit Ro An d'une voix aigre.

    • Tu ne l'apprécies toujours pas, remarqua Sei avec un sourire.

    • Dis on qu'il se croit au dessus de la loi des hommes. Comment va t'il d'ailleurs?

    • Bien, pour ce que j'en sais. Toujours dans sa forêt.

    • Hum, je lui rendrais visite demain.

    • Comme tu veux Ro An.

    Quand le soir arriva et qu'ils eurent dîner, un délicieux repas qui impressionna Tomoya. Une servante les mena à leur chambre respective. Mais arrivé au seuil de sa chambre Tomoya ne voulut pas quitter Ro An.

    • Ce n'est pas grave, il dormira avec moi.

    La servante les laissa seuls à l'entrée d'un couloir et repartit.

    • Pourquoi elle ne nous suis pas?

    • A partir d'ici, ce côté de la maison est interdite aux domestiques.

    Ils arrivèrent devant une porte laqué de rouge. Ro An l'ouvrit et poussa la porte en grand. La chandelle éclaira une immense pièce rempli de fouillis.

    • Reste là je vais allumer.

    Elle alluma une multitudes de bougies et Tomoya put voir la chambre dans son ensemble. Un futon trônait au milieu entourait par 3 tables appuyaient contre les murs. Sinon le sol et les murs étaient couverts de cartes, livres et des babioles.

    • Il y a une salle d'eau de ce côté, fit elle en montrant une porte.

    Il la vit retirer ses vêtements et libérer ses cheveux d'or. Elle se vêtit d'un kimono de femme qui dans la lueur de la bougie lui sembla clair. Elle le déshabilla à son tour et le poussa dans la pièce d'eau, la, elle le frotta et le rhabilla. Elle le fit se coucher dans le futon. Près de sa tête, il y avait une pile de livres. Il fut très impressionner que Ro An ai lut autant de livres. Elle remarqua son regard et sourit.

    • Si tu veux je t'apprendrais à lire et à écrire.

    • Oui, je veux!

    Il vit soudain quelque chose de curieux. Il tira dessus. C'était froid, petit, rectangulaire. Une longue ficelle blanche en échapper.

    • Qu'est ce que c'est, demanda t'il en ouvrant la paume.

    Elle cueillit l'objet dans sa main et enroula la ficelle autour.

    • Quelque chose de mon ancienne vie.

    Elle ne lui dit pas plus et se coucha à ses côtés.