19.11.2009
Traduction Edo 3
Traduction Edo:
Hakushi : docteur
Shichou: maire
sen'nin' : ermite des montagnes/ sorcier
09:54 Publié dans Edo | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Edo Chapitre 13
Chapitre 13
En repliant sa carte, Ro An ressentit une vive douleur à la main droite. Elle se rappela l'avoir mis dans le feu. Akuma s 'étant éloigner avec la torche, elle ne vit pas si elle était gravement blessée. Elle l'entoura donc d'une bandelette tremper dans de la graisse. Le bandage terminé, elle monta sur son cheval, mis Tomoya devant elle et prit les devants.
Le lendemain matin quand le soleil se leva, ses rayons eurent du mal à percé l'énorme nuage noire qui s'étendait sur des kilomètres. Ils croisèrent quelques villageois affolés. Les gens abandonnés leurs maisons pour partir dans des contrés éloignés.
Cela faisait presque 2 jours qu'ils étaient à cheval s'en s'arrêtaient, sauf pour leurs besoins vitaux, quand Ro An s'écroula sur le sol. Tomoya tira sur la bride et appela les autres qui étaient à une dizaine de mètres d'eux. Akuma sauta de son cheval et s'agenouilla près de Ro An.
-
Ro An? Qu'est ce qu'il y a ?
Il lui tapota les joues énergiquement. Il lui retira sa capuche et ses bandages de son visages.
-
Elle est bouillante, dit il. Elle doit avoir de la fièvre.
-
Tout à l'heure nous avons croisé une mare, dit Hamako.
Akuma prit Ro An dans ses bras et la porta jusqu'au bord de la mare. Hanako trempa un tissus dans l'eau et le posa sur le front de Ro An. Celle ci battit des paupières et ouvrit difficilement les yeux.
-
Qu'est qui ce passe? Demanda t'elle faiblement.
-
Tu t'es évanoui. Et tu es tombé de cheval, lui répondit Akuma.
-
Tu as mal quelque part Ro An? Demanda Tomoya.
-
Ma main.
Hanako lui défit doucement son bandage. Tout le monde frissonna en voyant l'étendue de la blessure: la main avait gonflé pour prendre un aspect de fruit blette, la couleur tiré sur le jaunâtre.
-
C'est infecté.
-
Il faut vite trouvé un hakushi.
-
Il doit certainement avoir un village plus loin, nous avons croisé des gens.
Akuma monta avec Ro An à cheval et ils repartirent.
Ils arrivèrent à un village. Les villageois se tenaient tous sur la place et semblaient tenir une sorte de conseil.
Akuma descendit du cheval et tapa sur l'épaule de l'homme le plus proche.
-
Excusez moi y a t'il un hakushi dans ce village?
L'homme ne lui répondit pas, il semblait absorbé par les propos que déclamait un homme.
Akuma réessaya avec une femme.
Celle ci se tourna vers lui.
-
Il y en avais un mais il est parti il y a 2 jours.
-
Il est allé voir un malade?
-
Pas vraiment non, il est parti définitivement. Et nous sommes tous près à faire la même chose. Vous voyez cet homme, dit elle en montrant l'homme, c'est notre shichou. Il y a 4 jours un matin, nous avons découvert ce nuage dans le ciel. Depuis les animaux ont fuis...Notre shichou veut qu'on fasse pareil. Pour lui tout ça n'augure rien de bon. Mais avec la guerre et tous ça, c'est difficile pour nous les fermiers de laisser nos terres à l'abandon.
-
Je comprend mais ma compagne est gravement blessée, il faudrait qu'elle voit un hakushi.
-
Il y a un vieux qui habite pas loin du village dans les bois. Aller le voir, on le dit sen'nin' . Il n'est pas là aujourd'hui et à mon avis il ne voudra jamais partir.
Akuma la remercia et reparti rejoindre les autres.
09:50 Publié dans Edo | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01.09.2009
Chapitre 12 EDO
Chapitre 12
Ils avaient dépassés Nagoya depuis 2 jours. Ils avaient quittés les plaines et le climat un peu humide, pour s'aventuraient dans un relief plus montagneux.
De là où ils étaient, ils surplombaient un petit village. Le ciel était maussade et bas. Ils avaient bien encore 2 jours de route pour arrivé au pied du Mont Fujii mais ils étaient tous heureux car on le distingué dans le lointain.
Pour le moment Akuma essayait d'allumer un feu mais les branches qu'ils avaient trouvés dans les alentours étaient verts et humide.
-
Il va faire de plus en plus froid à mesure qu'on va gagné de la hauteur.
-
J'ai bien fait d'acheter des couvertures alors.
Les soeurs hochèrent vigoureusement de la tête en s'entourant dans une d'elles.
Tomoya revint en courant vers eux. Quelques minutes plus tôt, il était partit en mission d'exploration.
-
Plus haut, il y a une grotte, dit il en montrant du doigt l'endroit.
-
On va y allé. Mais j'espère qu'elle est inhabité.
-
Je n'ai vu personne.
Ils s'avancèrent jusqu'à la grotte en question. C'était une brèche d'au moins 1 mètre de largeur. Akuma entra à l'intérieur.
-
C'est bon, il n'y a rien.
-
Aucune bête sauvage? Demanda Ro An en commençant à descendre les sacs de son cheval.
-
Non, juste des pierres.
Ro An entra à son tour dans la grotte portant sur l'épaule les sacs, elle les laissa tombés par terre et s'avança de quelques pas.
-
On dirait que cette grotte est profonde, dit elle en désignant un tunnel sombre.
-
Oui,bah, on va pas la visitée. C'est dangereux sans lumière. En tout cas, on sera au sec.
Le vent pénétra à l'intérieur, le son qu'il produisit ressembla au hurlement d'un loup.
-
Ca fait peur, murmura Tomoya en s'accrochant à Ro An.
-
Ce n'est que le vent, trouillard, lui répondit Akuma.
-
Calmez vous, vous deux, fit Ro An. Installons nous avant qu'il ne fasse trop sombre.
-
Le problème, c'est les chevaux. Ils vont devoir passés la nuit dehors.
-
Il va falloir faire la sentinelle chacun notre tour. Les filles vous commencez. Après ce sera moi et ensuite Akuma.
Ils préparèrent leur campement. Les soeurs après un repas frugale s'installèrent dehors. Tomoyo s'endormait déjà sous une couverture. Ro An avait le regard perdu dans le boyau ténébreux de la grotte. Le feu qu'Akuma avait réussi à allumer ne les éclairés que sur 3 mètres. Celui ci nettoyait son épée. Le silence dura entrecouper par les légers ronflements de Tomoya. Ro An commencait à s'assoupir quand elle crut voir la grotte tremblait. Surprise, elle se réveilla tout à fait et se redressa. Akuma lui aussi s'était levé. Tomoya dormait toujours.
-
Que ce passe t'il? Demanda Ro An.
-
Je crois qu'on vient d'avoir un tremblement de terre.
-
Ce n'est pas un peu dangereux de rester dans la grotte?
-
Attends, je ne sais pas si c'est fini!
Ro An posa la main sur le mur derrière elle, et attendit quelques secondes. Puis avec un craquement sinistre, elle vit un e grande zébrure se formait depuis le sol , toute la grotte gémissait. Cette fois, le tremblement fut si fort qu'il les projeta au sol. En tombant au sol, La main de Ro An s'enfonça dans le foyer du feu. Elle roula sur elle-même pour s'en éloigner. Serrant sa main contre sa poitrine, elle regarda autour d'elle. Akuma jetait des choses par l'entrée. Il l'attrapa ensuite par l'avant bras et la poussa devant lui. Ils atterrirent pèle- mêle, sur un tas de couvertures. Tomoya mal réveiller les regardait. Hanako et Hamako retenaient les chevaux par les brides.
-
Que ce passe t'il, demanda Tomoya.
-
Un tremblement de terre, lui répondit Ro An en se relevant.
-
Je crois que c'est plus grave que ça, murmura Akuma en désignant d'un mouvement de menton le Mont Fuji.
Tous regardèrent surpris. Une épaisse fumée noirâtre s'échapper du volcan. Elle recouvrait la lune.
-
Il va entrer en éruption?
-
Oui. Nous devrions nous dépêcher.
Dans la demie heure qui suivie, ils plièrent les couvertures. Ro An sortit une carte de sa poche. Elle l'étala sur la selle de son cheval.
-
Nous allons devoir faire un détour pour éviter le Mont Fuji. On va sur Fukui. Il va falloir traverser plusieurs montagnes.
10:00 Publié dans Edo | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15.08.2009
Chapitre 11 EDO
Chapitre 11
Essoufflés ils arrivèrent au lieu où les attendaient les autres. Tomoya les accueillit bruyamment. Les sœurs, elles leur firent un grand sourire.
-
Nous avons eu peur que tu ne reviennes jamais Ro An.
-
On ne savait pas quoi faire et puis Akuma a disparut en nous laissant là. On a rien eu d'autre à faire qu'attendre.
Fatiguée Ro An s'asseya sur une caisse. Les soeurs admirèrent son kimono.
-
Au moins, j'en ai appris un peu plus sur toi Akuma.
-
Dire que je voulais garder un peu de mystère à tes yeux.
-
Bah!! ne t'inquiètes pas pour ça.
Hanako et Hamako réanimèrent le feu. Ro An sortie une carte de son bagage et la posa sur ses genoux.
-
Nous sommes ici, c'est ça? Demanda t'elle à Akuma.
Elle désigna un point de la carte du doigt.
-
Oui, nous sommes pas loin d'Edo. Il vaut mieux partir d'ici le plus vite possible. Nous ferions mieux de longé la côte. On descend sur Hamamatsu et allé droit sur le Mont Fuji.
-
Mais il y a une grande forêt autour du Mont Fuji!!! D'après les rumeurs, elle est maudite, s'exclama Hanako.
-
Ce ne sont que des rumeurs... J'y suis allé il y a 2 ans et il ne m'est rien arriver, répondit Ro An.
Elle rangea la carte.
-
En faite, Ro An san, que vas tu faire à Hokkaido? Demanda Hamako.
-
Je ne vous ai rien dit?
-
Rien du tout. J'ai demandé à Tomoya kun mais il ne sait rien et Akuma a fait celui qui n'entend pas.
-
Je recherche un collier.
-
Un collier?! Il doit vraiment être important à tes yeux!!! Il appartenait à ta famille?
Ro An eu un petit sourire.
-
On peut dire ça.
Elle se leva.
-
Il est temps de se coucher.
-
Quoi mais?!
Akuma la stoppa en se mettant devant elle.
-
Raconte leur ton histoire Ro An. Après tout, ils font le voyage avec nous. Et nous allons affronter les mêmes dangers.
Elle le regarda quelques secondes dans les yeux et se laissa retomber sur sa caisse.
-
D'accord. Je vais vous racontez mon histoire. Je vous demanderez juste de ne pas me poser des questions pendant que je parle.
-
D'accord!!!
Ils s'approchèrent d'elle et s'assirent en rond autour d'elle.
-
Ici je m'appelle Ro An, mais comme je l'ai déjà dit à Tomoya mon vrai nom est Lou An. Lou An Reau pour être précise. Je viens d'un pays appelé France, qui se trouve très loin à l'ouest du Japon. Pour y aller faudrait traverser plusieurs pays. Je dirai que le début de mon aventure commence le jour où ma mère à hériter des biens de ma grand mère. Celle ci durant sa jeunesse était une aventurière et elle avait amasser durant toute sa vie une quantité incroyable d'objets....
SOUVENIR D'IL Y A 5 ANS
-
Maman!!! Maman!!!
-
Lou Anne ? Que ce passe t'il?
-
Je viens de découvrir une autre pièce pleine de bordel!!!
La mère de Lou An s'appuya contre la chambranle de la porte et poussa un soupir décourager.
-
C'est pas du bordel Lou Anne mais des souvenirs. J'aimerai bien que ton père et ton frère arrivent avec le camion.
-
Je peux prendre ce que je veux ?
-
Ha oui, si tu veux.
Elle se rendit compte que sa fille avec de la poussière dans les cheveux.
-
Approche.
Elle passa sa main dans la chevelure de sa fille.
-
Fais attention.
Elle regarda sa fille se remettre à la recherche d'un objet rare.
-
Maman? Tu n'es pas trop triste que ta mère sois morte?
-
Tu sais, je ne l'ai pas vue depuis mes 18 ans.
-
Nicole!! On est là!
-
Ah! Ton père est de retour.
Lou Anne lui passa devant pour accueillir son père. Son frère ainé John l'attrapa à bras le corps et la souleva. Nicole sentit son coeur se réchauffer en voyant ainsi ses deux enfants. Son mari, Noah, lui fit un petit sourire.
-
Alors, tu n'as pas trouver de trésor? Demanda John en lâchant sa soeur.
-
Pas encore mais je voudrais bien des bijoux. Les copines seraient trop jalouses si j'avais un collier en diamant.
-
En diamant?! Rien que ça? Mais tu sais je crois que c'est possible en fouillant bien. D'ailleurs, je crois que j'ai vue une boîte à bijoux dans l'armoire de la chambre de grand mère.
-
Lou Anne! L'interpella son père.
Celui ci avait les bras chargés de cartons, sa jambe gauche était prise dans la bandoulière du sac que Lou Anne avait eu pour son anniversaire. Elle le libéra et prit son sac avec elle.
-
Je vais dans la chambre!!!
La chambre de grand mère était plongé dans le noir. Lou Anne alluma la lumière et jeta un regard sur l'immense photo de sa grand mère. Une photo de cette taille c'était plutôt un poster. Grand mère était jeune sur cette photo. Dans les 16 ans, le même âge que Lou Anne. Comme l'avait fait remarquer sa mère 2 jours plus tôt, Lou Anne ressemblait énormément à sa grand mère. Elle détacha son regard de la photo et ouvrit les porte de l'armoire. Au milieu des draps de lit et des vêtements, elle remarqua la boîte à bijoux. Celle ci était de couleur rouge sombre. Elle l'a prit et après s'être installer sur le lit, elle l'ouvra. Pendant une demie d'heure, elle admira chaque bijoux. Sa mère passa plusieurs fois devant la porte. Arriver au fond de la boîte, Lou Anne trouva un petit sachet en velours. Elle écarta les lacets et versa le contenu sur le lit. Il n'y avait qu'une chose. Un collier.
-
Magnifique!!!
Elle l'attrapa par l'attache et le leva au niveau de ses yeux. Les pierres étaient d'une jolie couleur verte et rouge.
Elle remarqua que son frère était en train de la regarder de l'entrée. Il tenait un meuble.
-
Eh, John!! Tu as vue!! On dirait un collier de princesse.
-
Pourquoi tu ne l'essayes pas?
-
T'as raison!!
Elle attrapa le collier et le passa à son cou.
-
Et il me va parfai.....
Elle sentit une grande douleur l'envahir. Le dernier souvenir qu'elle garda fut le regard horrifié que lui jeta son frère.
RETOUR AU PRESENT
-
C'est ainsi que je suis arriver ici, finit elle.
-
Je n'ai pas tout compris... Ce collier sert à voyager?!
-
Pas seulement. Il m'a aussi fait remonter le temps. En faite, je suis revenu 300 ans en arrière.
-
300 ans mais c'est impossible!! s'écria Hanako.
Sa soeur la calma.
-
Si tout cela est vrai,comment se fait il que tu parles notre langue?
-
Je n'en ai pas la moindre idée. C'est pour cela qu'il faut à tout pris que je retrouve ce collier. Grâce à Akuma j'ai enfin un indice sur le lieu où il se trouve.
-
Hokkaido?
-
Oui.
Tout le monde se tut. Akuma était tranquillement assis contre le mur.
-
D'accord on accepte de t'aider, firent les soeurs après un temps de réflexion. Si tout ce que tu as dit est vrai. Nous allons vivre une formidable aventure.
-
Moi aussi je reste avec toi!!! s'écria Tomoya.
Ro An les remercia avec gratitude.
10:09 Publié dans Edo | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.07.2009
Traduction Edo 2
Traduction :
- Shiraha: Plume blanche
- Akuma no kodomo : L'enfant démon
- Reibai: Médium (personne communicant avec les morts).
- Ryuuketsu: Effusion de sang/ carnage
12:24 Publié dans Edo | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Chapitre 10 EDO
Chapitre 10
-
Tu es de la famille royal?!! Pourquoi tu ne m'as rien dit?! Est ce que le maître est au courant?!
-
Parle moins vite, fit Akuma.
Il avait le menton qui reposait dans une main, le coude sur une petite table. Il grignotait des gâteaux. Il avait un air blasé et ennuyé.
-
Mais mais...
-
Il est vrai que je suis de la famille royale. Pour être précis ma Mère était la soeur de l'Empereur. A la mort de celle ci mon Père et moi avons vécu dans ce château. J'ai été élevé avec Kinaki par la Reine mère. Jusqu'à ce que ma grand mère paternel m'emmène avec elle.
-
Pourquoi?
-
Je ne peux pas vivre avec la famille royale. Je suis un enfant maudit. A ma naissance, j'ai tué ma Mère. Le reste....
Il se tut songeur.
-
Euh et tu t'entendais bien avec Kinaki?
-
J'ai passé mon enfance avec lui. Mais il n'a pas beaucoup changé.
-
Excusez moi.
Une jeune servante avait ouvert la porte.
-
Veuillez me suivre s'il vous plait. L'Impératrice désire vous voir.
Akuma se renfrogna, il se leva et secoua la tête quand Ro An voulut le suivre.
-
Reste ici, j'y vais seul.
-
Son Impératrice veut aussi voir la Gaijin.
-
Très bien. Ro An reste près de moi.
Ils suivirent la servante le long d'innombrables couloirs, quand enfin il arrivèrent devant une porte somptueusement décoré. Deux gardes la gardait. Ils lancèrent un regard à Ro An mais restèrent coi.
La porte s'ouvrit poussés par deux charmantes jeunes filles. Après avoir refermé la porte après leur passage, elles retournèrent se placés de chaque côté d'un trône. Dans celui ci était assis une femme d'un certain âge. Ces cheveux gris était coiffé de façon compliqué et elle portait une tenue d'une rare élégance. La vieillesse avait épargné son visage et on voyait qu'elle avait été dans sa jeunesse d'une grande beauté.
-
Shiraha sama.
-
Je te reconnais bien là, Akuma no Kodomo. Toujours a m'adressai la parole avec familiarité.
L'Impératrice fit claqué ses ongles contre la pierre précieuse de son collier.
-
Voyons si je vous appelez grand-mère, je ne pense pas que vous apprécierai.
-
Il suffit. Je n'aime pas beaucoup que tu me rappelles notre lien de parenté. Cela me donne la migraine.
Ro An vit que l'Impératrice la regardait.
-
Alors c'est elle, la Gaijin que Kinaki veut prendre comme concubine? C'est vrai qu'elle est belle.
-
Voyons Shiraya sama, vous n'allez pas cédé à un caprice de votre fils. Que va dire le peuple?
-
C'est à mon fils ainé de pensait au peuple. Mais il est vrai que je ne peux accepter cela. Je devrais donc faire appliquer la loi.
-
Et si vous nous laissez continuer notre voyage? Je vous promets de ne plus mettre les pieds dans ce château les reste de mon existence.
-
Ce serai un marché équitable. Et qui te laisserai la vie sauve. Ton Père n'a t'il pas juré qu'il te tuerai la prochaine fois qu'il te verrai?
-
Je n'ai jamais cru aux promesses de mon Père. De toute façon, il ne sait pas que je suis là , n'est ce pas?
Elle lui adressa un sourire narquois.
-
Vois tu, Akuma. En souvenir de ma fille, je n'ai pu m' empêcher de le lui révéler. Il ne doit plus être loin maintenant.
Akuma se releva entrainant Ro An avec lui.
-
Et bien, je pense qu'il est temps de prendre congé.
Et ils partirent en courant.
-
Akuma!! je ne peux pas rester comme ça!! On va me remarquer tout de suite quand on sera dehors!
-
J'ai laissé nos affaires dans la chambre!! Il faut qu'on y retourne!! In'ki no Shinai est là bas aussi.
-
Tu as pu la prendre?
-
Je l'ai plutôt entortillé dans une couverture. Il n'y a que toi et Sei qui peuvent la touchée.
Ils arrivèrent enfin dans la chambre.
-
Prends les affaires, tu t'habilleras dehors quand on sera loin.
-
De quoi as tu peur?
-
De mon Père!!! J'ai bien que pour une fois il veut vraiment tenir une promesse.
Ils déboulèrent dans un grand jardin. Sur le pont qu'ils allaient traversé se tenait quelqu'un.
C'était un homme recouvert d'une cuirasse. Il portait sur le visage un masque représentant la face d'un démon.
-
Prépare toi Akuma.
-
C'est pas vrai. Il connait le palais et les alentours par coeur. Il savait qu'on allait passer par ici.
-
C'est ton Père?
-
Oui.
-
Pourquoi est il habillé en samouraï?
-
Disons qu'il est devenu un peu fou quand ma Mère est morte.
-
Il veut vraiment te tuer?
-
Qu'est ce que tu crois? Toute la famille me déteste parce que j'ai tué ma Mère.
-
Tu vas l'affronter?
-
Je n'ai pas d'armes. Et il vaut mieux pas que tu le combattes. Je connais ta malédiction.
-
Mais alors que vas tu faire?
-
Je suis un reibai.
Il s'accroupissa et ferma les yeux. Ro An ne l'avait pas souvent vue dans cette position. Mais les rares fois où cela arriver, elle savait que ça finissait plutôt mal pour la personne visé. Les esprits n'aiment pas faire les choses à moitié.
-
Akuma arrête!!! J'ai un autre moyen.
Elle fouilla dans les affaires qu'elle portait et sortit une petite boite.
-
Mais qu'est ce que tu fais?demanda Akuma.
Elle ouvrit la boite avec le pouce et appuya à différents endroits.
Akuma vit une lueur en sortir puis des mots apparurent sur la petite vitre.
-
Bouche toi les oreilles.
Le son qui sortie de la petite boite fut assourdissant. On aurait dit le bruit de l'orage.
Le père d'Akuma de surprise dérapa et tomba hors du pont.
-
Mais qu'est ce c'est?
-
C'est mon portable. Il ne reste plus beaucoup de batterie mais c'est assez pour mettre en route la fonction son. Sinon ce bruit, c'est l'embrayage d'une mobylette.
10:04 Publié dans Edo | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06.07.2009
Chapitre 9 EDO
Chapitre 9
Quand elle se reveilla, elle ne savait plus où elle était. Elle porta la main à sa tempe qu'elle avait douloureuse. Elle découvrit qu'elle n'avait plus ses bandelettes.
-
Saleté de ….
Elle se jeta hors d'un immense futon pourpre, il avait des dimensions gigantesques. Il n'y avait aucun décors dans la pièce et les murs étaient des panneaux de papiers. Elle se jeta en travers un, le déchirant par le milieu et atterri devant un immense couloir en bois. Il n'y avait personne. Elle couru au bout du couloir. De chaque côtés des murs de papier, elle entendait des rires et des chants ainsi que des discussions sérieuses mais elle courait trop vite pour n'en entendre que des bribes. Elle vit le ciel, enfin, et elle se retrouva sur un immense balcon. Elle vit alors où elle était. C'était un palais. Immense.
-
Jeune femme, je suis heureux de voir que tu as pu trouver facilement la sortie.
-
Toi!!!
Reconnaissant la voix de Kinaki, elle se retourna furieuse.
Il était seul mais habiller d'une manière si luxuriante. Il ressemblait à un prince.
-
Où as tu mis mon sabre?!
-
Tu n'en a plus besoin.
-
Comment ça?!
-
J'ai décidé après t'avoir vue que tu allais être ma sixième concubine.
-
Quoi?!!! Mais tu délires mon pauvre!!!! On est sensé être ennemis!!!
-
Je ne peux me battre contre toi.
Il s'approcha d'elle, lui attrapa une mèche et l'embrassa.
-
Je suis tombé sous ton charme.
-
Lâche moi et arrête ton délire.
-
Depuis tout à l'heure tu prononces de bien étranges mots.
-
Il faut que je partes.
-
Tu vas sortir habillé ainsi?
C'est alors qu'elle remarqua la tenue dans laquelle elle était. Un kimono de soie rose pâle avec des motifs en fils d'or.
-
Aaaarggg!!! Rends moi mes vêtements!!!
-
Ils ne sied pas à ta beauté.
-
Je me fiche qu'ils ne m'aillent pas!!!! De toute façon je refuse de devenir ta concubine.
-
Je vois tu ne sais pas qui je suis.
-
Kinaki sama???
-
Je suis le frère cadet de l'Empereur. Le Daimyo de cette région. Je m'appelle Tokugawa Kinaki.
-
Mais t'es prince alors!!!!
-
Et je désire faire de toi ma concubine.
-
Euh, tu te souviens de la loi que ton frère a instauré? Tu sais celle sur les étrangers?
-
Tu resteras enfermée dans ce palais il n'y a pas de problème.
-
Quoi ?! Mais ça va pas!!!!
-
C'est un honneur que....
-
Ki-kun!!!!!
En entendant ce mot Kinaki ce pétrifia. Ro An se retourna pour voir qui interpellé ainsi un daimyo. C'est alors qu'elle reconnut Akuma.
-
Akuma!!!! Mais que fais tu là?!
-
En se réveillant on a entendu du remue ménage venant du centre du village. J'ai juste eu le temps de voir cette andouille t'enlevais sur son cheval.
-
Cette andouille?!
-
C'est un grand charmeur. Et il profite beaucoup de son rang.
Akuma tapota l'épaule de Kinaki. Ro An était sidérée par temps de familiarité.
-
Vous vous connaissez??
kinaki sembla enfin se réveiller.
-
Tu es venu en visite Akuma?
-
Non, je suis juste son compagnon de voyage. Son père adoptif me la confier.
-
En tout cas je suis heureux de voir que tu vas bien.
-
Ça peut aller mais ça irait beaucoup mieux quand je serai loin d'ici.
-
Voyons Akuma. Tu ne peux partir sans voir Mère.
-
Vous êtes frères?! S'écria Ro An.
-
Pas du tout, firent ils en même temps. C'est mon oncle/c'est mon neveu.
Kinaki s'éloigna.
-
Il vaut mieux que vous alliez dans la chambre pour le moment. Ce sera plus sûr.
09:59 Publié dans Edo | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01.07.2009
Chapitre 8 EDO
Chapitre 8
Les deux sœurs la regardèrent.
-
Je n'ai pas compris ce mot.
-
Moi non plus.
-
Ce n'est rien. Je m'appelle Ro An.
Les soeurs se regardèrent.
-
Tu es étrange, déclarèrent t'elles.
Mais elles se présentèrent quand même.
-
Moi je suis Hanako.
-
Moi je suis Hamako.
Hanako avait de longs cheveux alors que ceux de sa soeur était coupé court. Ro An remarqua aussi qu'Hamako et Hanako étaient relier par l'omoplate gauche.
Ro An les aida à traverser le champ boueux. Elle remarqua que Hamako ne pouvait se servir de son bras gauche, il pendait le long de son corps comme un membre mort. Quand elles arrivèrent enfin sur le chemin, elles étaient couvertes de boue. Ro An remarqua que Tomoya et Akuma leur firent un accueil plutôt froid.
-
Qu'est ce qui se passe?
-
Qu'est ce que c'est? Demanda Tomoya en montrant les soeurs du doigt.
-
Des soeurs siamoises.
-
Encore c'est étrange mot, firent les deux soeurs.
Ro An retira sa cape et la secoua pour enlever la boue.
-
Comment vous nommes t'on?
-
On ne nous adresse pas la parole. Les gens ont peur de nous.
-
Ces êtres sont ils courant à ton époque Ro An? Demanda Akuma.
Ro An fit une grimace de mécontentement.
-
C'est des êtres humains. Mais pour répondre à ta question. Il arrive qu'une mère accouche de siamois. Souvent les médecins les opères à la naissance. Pour les séparés.
-
Les séparés?! S'écrièrent les soeurs.
Elles avaient l'air horrifiées.
-
Cela ne vous arrivera pas. C'est impossible ici.
Après avoir bien observé sa cape, elle l'étala sur son cheval.
-
Bien, il faut à tout pris trouver un lieu où dormir. Vous venez avec nous?
Akuma l'attrapa par le bras.
-
Tu veux qu'elles viennent avec nous? On va attirer l'attention?!
-
Je l'attirai déjà toute seule. De toute façon, elles ont l'air perdu. D'ailleurs où allez vous ?
-
Loin.
-
N'importe où.
-
Et bien vous n'avez qu'à venir avec nous. Nous allons à Hokkaido.
-
C'est loin!!!! Nous acceptons avec plaisir.
Ro An leur présenta son cheval.
-
Vous n'aurez pas de problème à le monter?
-
Non.
Hamako attrapa la bride avec sa main droite, elle se pencha en avant, Hanako leva les jambes attrapa la croupe du cheval entre ses cuisses et elles se redressèrent toutes les deux installer sur le cheval. Dos contre dos.
-
Et bien, on voit que vous avez l'habitude.
-
Nous montons ainsi depuis notre enfance.
-
C'est pratique, vous pouvez voir qui arrive par derrière, fit Akuma.
-
Et nous, nous montons avec toi Akuma!!!
Ils arrivèrent ainsi au milieu de la nuit dans un petit village. La plupart des maisons étaient vide sauf quelques unes qui entourait la place du village.
-
Nous avons qu'à nous arrêté et dormir dans celle ci. Elle semble encore en bonne état.
-
C'est bizarre nous traversons beaucoup de villages abandonnés.
-
C'est à cause des guerres, des famines ou des maladies. Les gens meurent et personnes ne revient.
La maison n'avait qu'un pièce. Le toit avait quelques trous. Tout était couvert de poussière et de feuilles mortes. Ils nettoyèrent le sol et se couchèrent.
Quand Ro An se réveilla le lendemain matin, la pluie tombé toujours. Elle entendait les autres qui étaient encore dans leur sommeil. En se levant, elle vit des gouttes qui tombaient du plafond atterrirent dans les cheveux d'Akuma. Ça n'avait pas l'air de beaucoup le gêner.
Elle poussa la toile de jute qui servait de porte et sortie dehors. Elle vit quelques villageois qui allaient aux champs. Ils lui lançaient de bref regard.
-
Excusez moi!!!
Elle s'avança vers leur groupe. Personne ne l'attendit sauf un homme. Quand elle fut assez près, elle remarqua qu'il était à peine plus âgé qu'elle.
-
Sauriez vous où je peux acheter de la nourriture?
-
Oui. Il y a un petit marché plus loin. Ma sœur y vends un peu de légumes. Vous n'avez qu'à aller au centre du village.
Après l'avoir remercié, elle partit pour le marché.
Il n'y avait peu d'étal. Mais elle fut stupéfaite par le nombre de gens qui venaient acheté.
Elle s'approcha de l'étal de légumes.
Une jeune fille l'accueillit avec un grand sourire.
-
Il y a beaucoup de gens pour un si petit village.
-
Au non, la plupart viennent des villages au alentour. La rivière a inondé leur champs et tout à pourri. Vous prendrez quelque chose?
Après avoir acheté quelques légumes, Ro An décida de continuer à faire le tour du marché. Elle arrivé vers l'étal de tissus quand la foule émit une grande clameur. Une petite troupe de 4 soldats venaient de pénétrés la place.
-
Kinaki sama!!!
-
Kinaki sama!!!
Les gens s'inclinèrent devant un impressionnant cheval blanc. Celui qui le monté n'avait pas l'apparence d'un soldat. Il porté au contraire un kimono foncé. Il avait, pour un homme de long cheveux qui le couvrait comme une cape. Son apparence était tellement impressionnante que Ro An ne put le quitter des yeux. Son visage exprimer une telle bienveillance.
C'est alors qu'il posa les yeux sur elle. Son visage s'assombrit. Il fit un geste de la main au soldat le plus près de lui. Le soldat acquiesça et s'approcha de Ro An.
-
Qui es tu? C'est la première fois que l'on vous voit dans la région.
-
Je ne fais que traverser la région. Je dois me rendre pour affaire à l'ouest du pays.
-
Avez vous un sceau....
-
Non, je ne travaille pas pour quelqu'un.
-
Pouvez vous retirez votre cape, pour qu'on puisse voir votre visage?
Ro An se contenta de glisser la cape sur ses épaules.
Les gens eurent un sursaut de surprise en voyant sa tête couverte de bandelettes.
-
J'ai une grave blessure au visage.
-
Depuis quelques temps ils nous parvient des rumeurs de l'est. Un assassin portant le même déguisement que vous. Il a tué des soldats de l'empereur.
Le reste des soldats se rapprochèrent d'elle.
-
Vous comprenez qu'on doit vous mettre au arrêt.
-
Je suis désolée, mais j'ai quelque chose d'urgent à faire et je n'ai pas de temps à perdre.
Ro An lança ses légumes au visage du premier soldat, il recula d'un pas. Tous avez leur sabre à la main. Les villageois s'éparpillèrent.
Heureusement pour elle, Ro An avait repris In'ki no Shinai à Sei sama. D'un mouvement souple, elle le retira de sa ceinture, d'un même mouvement, elle trancha la main d'un des soldats. C'est alors que Kinaki sama entra dans le cercle.
- Reculer, fit il aux soldats.
Il sortit une épée de son étui. La lame était longue et brillante. La poignée était couleur de sang.
-
Je te présente Ryuuketsu. C'est un sabre légendaire.
-
Légendaire?
-
Il aurait plus de 1000 ans et aurait appartenu au premier Empereur.
-
Tu as raison c'est certainement une légende!
-
Insolent!! s'écrièrent les soldats.
Kinaki se contenta de sourire. Il bougea soudainement et la toucha à l'épaule, elle contra la lame avant qu'il n'est le temps de l'enfoncé.
-
Tu es rapide.
-
D'habitude rien qu'avec ce premier coup, j'arrive à tuer mon adversaire. Tu es doué.
-
J'ai eu un très bon maître.
Il fit un autre mouvement rapide et du côté plat de la lame il lui tapa sur la main qui tenait le sabre. Elle lâcha celui ci. Il tomba sur le sol à la portée d'un soldat. Le soldat se baissa pour le ramasser.
-
N'y touche pas, s'écria Kinaki.
Trop tard, le soldat poussa un cri et lâcha la poignée. La paume de sa main était brûlé.
-
Je m'en doutais!!
Ro An ramassa son sabre sans difficulté.
-
Ce sabre c'est In'ki no Shinai!!! Le sabre maudit!!!
-
Exact. Ne me dit pas que tu as appris chaque légende du pays?!
-
Ne te moques pas de moi!!! C'est un sabre maudit qui a sa volonté propre! La légende dit qu'il est habité par un démon sanguinaire...Et qu'il n'accepte comme Maître que ceux qui accepte une part des ténèbres en eux. Que lui a tu promis pour que tu puisses le tenir à la main?
-
De tuer, tout ceux qui combat contre moi.
En disant cela, elle se retourna, planta l'épée dans le coeur d'un soldat, trancha la gorge d'un autre. Les deux derniers s'éloignèrent en levant leur sabre.
Elle entendit un déplacement d'air dans son dos, elle se baissa la lame de Ryuuketsu au lieu de lui trancher la tête, coupa un morceau de bandelette. Le reste se défit, tombant sur son visage. Ses cheveux s'en échappèrent avec grâce.
Elle regarda Kinaki.
-
Une femme?
Il repris ses esprits et l'assomma avant qu'elle ne se fut complètement relever.
09:50 Publié dans Edo | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.06.2009
Chapitre 7 EDO
Chapitre 7
-
A peine arriver et tu repars déjà, murmura avec les larmes aux yeux Itsuko.
Elle les essuya discrètement avec la manche de son kimono de soie.
-
Mais je reviens à chaque fois.
-
Cette fois, ce sera plus long que d'habitude. Tu as assez d'argent?
-
Oui, Sei Sama m'a donné une bourse pleine.
Elle attrapa Itsuko et la serra contre elle. Akuma était déjà sur un cheval, un étalon noir et la regardait. Elle lâcha Itsuko et monta à son tour sur son cheval. Tomoya tenait déjà la bride.
Il était un peu triste du retour de Kimono Noir mais il ne fit aucune remarque. Le jour d'avant il avait fait une crise en entendant Ro An lui dire de rester ici. Elle avait cédé au milieu de la nuit. Maintenant il faisait tout pour qu'elle ne revienne pas sur sa parole.
Ils partirent au trot et quand ils sortirent de la ville, ils s'éloignèrent au galop.
La saison de la pluie avait commencé depuis une semaine et les chemins étaient détrempés. Tomoya s'essuyait sans cesse le visage, il avaient les mains glacés à cause de l'effet du vent et de l'eau. Partout où il posé son regard il y avait de la boue et le ciel était d'un gris maussade. Ro An ne lui avait pas parlé depuis le matin même après qu'ils eussent quitté la petite maison abandonné où ils avaient passé la nuit. Et maintenant, le crépuscule approché à grand pas et Tomoya ne voyait rien de correct où dormir. Akuma les devançait de quelques mètres, on ne voyait de lui que sa cape ruisselante. Soudain, Ro An fit ralentir l'allure de son cheval. Elle siffla pour prévenir Akuma. Celui fit changer de cap à son cheval d'une telle manière que Tomoya cru qu'il allait se renverser. Mais il se rétablissa comme si de rien n'était et les rejoignit.
-
Que ce passe t'il?
-
J'ai cru voir une ombre sur la gauche.
Effrayé Tomoya jeta un coup d'œil vers la direction dite.
-
Vers ce bosquet.
-
Il commence à faire nuit. Peut être est ce l'ombre d'un arbre. Ou un animal.
-
Ou un être humain.
Le cheval éternua en secouant la tête.
-
Si c'est un homme, il est fou de se balader sous cette pluie et dans cette boue.
-
Tu ne sens rien d'étrange?
-
Aucun esprit....
-
C'est....LA ENCORE!!!!
-
Moi aussi j'ai vue quelque chose, s'exclama Tomoya.
-
J'y vais.
-
Attends!!
Ro An attrapa sa bride.
-
Tu fais quoi si c'est un brigand? Ou un soldat?
-
Pendant que tu fais des suppositions, il se fait la malle! Attrape!!
Elle lui jeta au travers de la selle Tomoya. Et lança son cheval au galop vers la chose suspecte. Elle entendit les garçons protestés mais elle continua sa route. Enfin elle eu du mal car dès que le cheval quitta le sol rocailleux de la route pour se jeter dans le champs boueux, il paniqua. Ses pattes avant s'enfoncèrent d'une trentaine de cm. Tant bien que mal, Ro An arriva près des arbres. Elle sauta au sol, le cheval l'a quitta pour revenir sur la route. Il faisait noir sous les arbres mais elle vit une forme bouger très doucement. CA se déplaçait dans sa direction, mais les contours de la chose étaient étranges comme si...On la frappa. Elle reçut le coup en plein dans la mâchoire. Portant une main à sa lèvre, elle dégaina son épée. Elle entendit, plus qu'elle ne vit la chose l'attaquait. Cette fois un coup dans le ventre, suivit par un autre dans la poitrine. Instinctivement, elle attrapa ce qui l'a frappé. Un pied. Elle tira dessus pour faire tombé la personne. Elle entendit une plainte mais on continua à la rouler de coup. Elle entendait par derrière elle les cris de Tomoya et d'Akuma.
On lui donna un coup de poing, elle lâcha le pied, attrapa la main et fit basculer l'attaquant au dessus d'elle. Elle fut surprise par le poids, tomba à genoux. La personne tomba devant elle à quelques centimètres de son visage et là, elle, le vit.
C'était une jeune femme couverte de boue. Elle avait de longs cheveux noir et lisse qui lui cachait la moitié de son visage. Elle essayait de se relever en s'agrippant aux herbes alentour. Ses yeux fixaient Ro An. Il était rempli de peur. Ro An compris. Elle retira sa capuche et défit juste assez de bandages pour que l'autre puisse voir son visage.
-
N'ayez pas peur, je suis une femme.
L'autre se calma mais elle essayait toujours de se redresser.
-
Je vous ai blessée?
-
Non.
-
Vous voulez que je vous aide?
-
Non.
-
Accepte Hanako, ce n'est pas toi qui mange la boue.
Surprise Ro An attrapa la main tendue et tira. Elle ne releva qu'un corps mais ce fut deux femmes qui se tenaient devant elle. C'est alors qu'elle compris.
-
Vous êtes siamoises.
09:50 Publié dans Edo | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.06.2009
Edo Chapitre 6
Chapitre 6
-
Tu n'es pas obligé de m'accompagner.
-
J'y tiens ça fait longtemps que je n'ai pas vue Itsuko et Sei.
-
Montre un peu plus de respect à leurs égards.
Ils montèrent dans la barque. La traversée ne prit pas beaucoup de temps.
Dès qu'ils touchèrent le ponton, Tomoya accourut vers eux. Il se jeta dans les bras de Ro An.
-
Ro An!!!
-
Bonjour Tomoya!!!
-
C'est qui se mioche?!
Tomoya regarda le nouveau venu. Il ne lui plaisait pas du tout.
-
Il s'appelle Tomoya.
-
Ro An, tu sais ce que j'ai dit tout à l'heure à Itsuko sama?
-
Non, quoi?
-
Que plus tard, tu seras ma femme car je t'épouserais!
-
C'est mignon, fit Ro An en s'accroupissant.
-
Faut pas rêver le mioche, lança Akuma.
-
Comment ça?!
-
Elle sera trop vieille quand tu auras l'âge de te marier.
-
Trop vieille?!
Ro An se releva.
-
Et bien c'est sympa!! T'es gentil quand tu veux.
Elle prit Tomoya par la main et partit vers la maison, celui ci se retourna et tira la langue à Akuma.
-
Sale mioche!!!
-
Akuma.
Reconnaissant la voix de Maître Sei, Akuma se calma et se tourna vers lui.
-
Je croyais qu'avec les années tu te saurais enfin calmer.
-
Je ne me calmerai jamais.
Il s'avança sur le ponton et s'appuya contre la barrière de bois. En dessous de lui, les poissons rouges gobaient des mouches.
-
J'ai eu des nouvelles de ton Père.
-
Il est passait vous voir?
-
Non, il m'a écrit une lettre. Où il me rappelle la loi sur les étrangers.
-
Quel crétin. Il est au courant pour Ro An?
-
Peut-être par une ancienne servante.
-
Il ne peut rien contre vous. N'êtes vous pas l'ancien Shogun de l'Empereur?
-
Si mais il a quand même une place importante dans la société.
-
Si il fait quelque chose contre votre famille, vous n'avez qu'à lui rappeler que son fils ainé est toujours en vie et habite dans une forêt.
-
Il te fait passer pour mort depuis si longtemps. N'oublie pas qu'il a eu 2 fils avec sa seconde épouse.
-
De toute façon, vous trouverez bien une solution, pas vrai? Vous considérez Ro An comme votre propre enfant.
-
Tu as raison sur ce point. Reste tu longtemps avec nous?
-
J'ai décidé d'accompagné Ro An pour son prochain voyage.
-
Voilà qui est fort aimable de ta part. Éprouves tu encore des sentiments à son égard?
Akuma s'éloigna sans répondre.
-
Je t'assures Itsuko sama, Akuma à toujours aussi mauvais caractère.
-
C'est un homme voilà tout? Sans compter qu'il a vécu comme un ermite depuis très longtemps.
-
Il n'a pas besoin d'être aussi rustre.
En parlant Ro An commença à attraper quelques ingrédients. De la farine, des oeufs, du sel, du lait.
Les servantes la regardaient faire. Elle mélangea le tout , en fit une boule qu'elle se mit à aplatir. Après l'avoir assez aplati, elle mit la pâte dans le four en terre et découpa des pommes.
-
Tu nous fais le dessert de ce soir ma chérie?
-
Oui, une tarte aux pommes.
Akuma pénétra dans la cuisine et regarda d'un air sombre les servantes. Il regarda Ro An s'affairer autour de la nourriture. Il vit le gamin accrocher à son kimono.
-
On dirait plus ton fils que ton fiancé , fit il.
-
Je n'ai pas le temps de me mettre en colère contre toi. Va te promener.
Il fit demi tour sortit de la cuisine. Il marcher sans regarder où il allait quand une servante le retint par la manche.
-
Je suis désolée. Ce quartier est réservé à Ro An Sama.
-
Très bien.
Il fit quelques pas et quand il fut sure que la servante était partit, il se dépêcha de pénétrer dans le couloir. Celui ci était long et sombre, au bout de 5 pas on ne pouvait plus l'apercevoir.
Il arriva enfin devant la porte.
Il la poussa et pénétra à l'intérieur de la pièce. Les fenêtres étaient grandes ouverts révélant le fouillis. Le futon était bien fait mais recouvert de feuilles et de livres. Sur certaines feuilles étaient dessinés des lieux inconnues. Il vit une large armoire remplie de vêtements. De loin, il reconnut la sac qu'elle avait à leur rencontre. Il pendait à une des portes. Il fouilla dedans et sortant des sortes de papiers dures et brillant. Il fut surpris en voyant des gens dessus. Ils étaient habiller de façon bizarre, et les femmes portés les mêmes vêtements que les garçons. Ro An était sur toute les photos montrant un sourire qu'elle n'avait plus. Sur la dernière, une femme plus âgé qu'elle la serrait contre elle. Elles se ressemblaient beaucoup, Akuma sut que c'était sa mère.
Il reposa les images dans le sac. C'est alors qu'il entendit du bruit venant du seuil. Il se retourna et vit, le gamin, Tomoya.
Celui ci avait un rouleau entre le mains et le regardait. C'est quand il releva les yeux qu'il vit Akuma.
-
Qu'est ce que tu fais ici? C'est interdit!!! Il n'y a que moi que Ro An autorise à venir!
-
Je ne fais que regarder, gamin.
Tomoya jeta le rouleau sur le futon et se précipita les poings levés sur Akuma.
-
Il faut que tu partes!!!
Akuma lui attrapa les mains.
-
Calme toi, gamin! Je ne veux pas te faire de mal.
-
Je ne veux pas!!! Je ne veux pas!!!
-
Qu'est ce que tu veux pas?
-
Que tu emmènes Ro An avec toi!!! Elle est à moi!!!
Akuma leva Tomoya au niveau de ses yeux.
-
Je la connais depuis plus longtemps. Elle m'appartient.
Il avait dit ça d'une voix glaciale. Tomoya en resta pétrifié. Akuma avait l'air de quelqu'un d'autre, quelqu'un de malfaisant.
-
Tu as vraiment un caractère pourri.
En entendant la voix de Ro An, Akuma sous la surprise lâcha Tomoya qui tomba sur les fesses.
Elle était là, il n'avait qu'à tendre le bras pour la touchée, mais c'est elle qui le toucha. Violemment. Elle lui donna un coup de poing dans l'estomac. Il se plia en deux.
-
Il ne faut jamais longtemps pour que tu révèles cette part de toi.
-
A qui la faute, d'après toi? Demanda t'il agenouillé devant elle.
-
Pas la mienne en tout cas. Je mettrais ton comportement plutôt sur ton éducation spartiate.
Elle aida Tomoya à se relever.
-
En faite, j'étais venu vous dire que le repas était près.
14:14 Publié dans Edo | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


